Mittwoch, 28. September 2011

Rapport Wortmann-Cool sur la surveillance des positions budgétaires, surveillance et coordination des politiques économiques

Explication de vote d'Astrid Lulling au sujet du rapport Wortmann-Cool sur la surveillance des positions budgétaires, surveillance et coordination des politiques économiques:

Mal conseillé, le groupe socialiste s'est rendu lui-même le pire service qui soit en ce moment.

Le vote à une courte majorité du paquet sur la gouvernance économique, et en premier lieu du rapport Wortmann-Cool, est un acte important quoique tardif face à la crise de la zone euro. Il est heureux que le Conseil ait cédé sur quelques points essentiels qui permettront de renforcer de façon substantielle le pacte de stabilité, dont les violations répétées ont conduit à l'impasse actuelle. Il aurait mieux valu que l'accord intervînt au printemps.
Ce pacte de stabilité constituera à l'avenir un moyen d'éviter des sorties de route caractérisées. Son application n'interviendra toutefois qu'une fois qu'une sortie de la crise systémique de l'euro aura été enclenchée. La situation actuelle commande en effet de mettre en oeuvre des solutions d'urgence que les institutions communautaires se doivent de mettre en place au cours des prochaines semaines.
Au vu des enjeux qui sont de nature existentielle, je regrette l'attitude déplorable du groupe socialiste, qui s'est muré dans une opposition stérile au lieu de se joindre aux Européens convaincus pour renforcer le pacte de stabilité. Une heure après que le Président de groupe socialiste Schutz eut déclaré la main sur le coeur que la résolution de la crise exigeait des institutions communautaires plus fortes en sauvegardant la méthode communautaire, son groupe a choisi la politique politicienne en refusant de donner son aval à l'accord intervenu sur la gouvernance économique.
Mal conseillé, le groupe socialiste s'est rendu lui-même le pire service qui soit en ce moment. Sa crédibilité en souffrira alors que la crise de la dette souveraine exige au plus haut point une remise en ordre des finances publiques des Etats membres.

Mittwoch, 14. September 2011

la zone euro Débat sur l’euro avec le président Barroso

SERVICE DE PRESSE - PRESSEDIENST
de la députée européenne
der Europaabgeordneten
 
Astrid LULLING
 
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Strasbourg le 14 septembre 2011
 
 
Prise de position d'Astrid Lulling dans le cadre de la crise la zone euro
Débat sur l’euro avec le président Barroso: quand la Commission se réveillera-t-elle?
 
Alors que je me suis déjà émue hier en réunion de groupe face au président de la Commission européenne Barroso de son inaction dans une crise systémique, le débat de ce matin ne m’a pas rassérénée.
Comme mes concitoyens, j’attends maintenant des actes forts de la part de la Commission européenne, qui dispose rappelons-le du monopole de proposition législative. Mais l’ex-Premier ministre portugais ne semble toujours pas avoir pris la mesure de la crise. Ou bien la répétition de ses discours verbeux cache-t-elle son impuissance?  
Je regrette bien des initiatives récentes ou des dérives vers le fonctionnement intergouvernemental, sous le leadership du tandem Merkel-Sarkozy.  Mais je dois en même temps considérer que la nature a horreur du vide. Comment reprocher au président de la République française ou à la chancelière allemande de tirer un peu trop la couverture à soi, lorsque les institutions communautaires, la Commission européenne en tête, n’existent pas ou si peu?
Le discours sur l’Etat de l’Union européenne du Président Barroso est censé fournir des réponses fortes dans 15 jours. Son bilan plus que terne à la tête de la Commission n’augure pourtant rien de bon.
Dans les circonstances actuelles, je crois qu’il convient à nous politiques d’éviter deux écueils, le premier c’est de faire le gros dos en attendant que les choses se calment, le second c’est de proposer des grandes théories ou des propositions qui ne nous font guère avancer.
La crise de l’euro, ou celle de la dette de la zone euro, est telle que plus rien ne sera plus comme en avant. Et chacun se rend compte qu’il convient de dessiner une nouvelle architecture pour l’union monétaire. Ses défauts sont patents: comment sinon expliquer qu’un pays qui représente 3% de la zone euro soit à l’origine de qu’il faut bien appeler une crise systémique ?
D’un autre côté, je pense qu’il est tout aussi vain d’avancer des solutions toutes faites, comme par exemple les eurobonds, et de les présenter comme une panacée réglant tous les problèmes. Oui, l’idée de mutualiser les dettes devrait trouver sa concrétisation à moyen terme. Mais il faut bien se rendre compte de leur implication, à savoir une mise sous tutelle budgétaire plus ou moins rigoureuse des Etats membres. Nous en sommes encore loin, même si nous devons aller dans cette direction.
Il faut partir de ce qui existe à l’heure actuelle et des instruments dont nous disposons. En premier lieu, le fonds européen de stabilité qui deviendra demain le mécanisme européen de stabilité.
Alors que le fonds est actuellement une société de droit privé, le mécanisme européen de stabilité deviendra une structure permanente à partir de 2013. Mais il obéira à un fonctionnement strictement intergouvernemental. Ce n’est pas son objet. La politique monétaire est complètement intégrée, le fonds de défense de l’euro est intergouvernemental. Cela ne peut marcher à terme.
Nous avons besoin au contraire de ce qui deviendrait un véritable fonds monétaire européen, avec une garantie commune des prêts aux Etats en difficulté au lieu de garanties individuelles. Il faut que cet instrument devienne pleinement communautaire. Un fonds européen doté des moyens nécessaires, des prêts garantis par l’ensemble des 27, c’est un des moyens d’avancer dans le bon sens afin de rassurer les marchés mais en premier lieu nos concitoyens.
 

Freitag, 2. September 2011

Die Landwirtschaft und die GAP nach 2013

Sehr geehrte Damen und Herren,

wir laden herzlichst ein zur gemeinsamen Pressekonferenz von der Lëtzebuerger Bauerejugend und Madame Astrid Lulling, Europaabgeordnete und Mitglied des Agrarausschusses im Europaparlament, zum Thema:


Die Landwirtschaft und die GAP nach 2013


am Montag, den 5. September 2011, 10:30 Uhr
im Europahaus (Luxemburg)

Maison de l'Europe - Centre d'information européen
7 Rue du Marché-aux-Herbes
L-1728 Luxembourg


Wir würden uns freuen, Sie bei der Pressekonferenz begrüßen zu dürfen.


Donnerstag, 23. Juni 2011

Déclaration écrite d'Astrid Lulling sur le rapport Dess

Déclaration écrite d'Astrid Lulling sur le rapport Dess


Les ambitions osées et novatrices que notre rapporteur nous avait soumises au début de nos discussions n'ont malheureusement pas survécu et ont dû faire place à des compromis dont certains sont inodores, incolores et insipides.

Je peux vivre avec, notamment en ce qui concerne une distribution plus équilibrée des paiements directs en Europe pour garantir le bon fonctionnement du marché intérieur.

Mais je regrette le manque de courage dont nous avons fait preuve sur la question du verdissement, tous azimuts de la PAC. Nos agriculteurs veulent produire de manière efficace des aliments sains pour contribuer à la sécurité d'approvisionnement de nos 500 millions de citoyens.

11 Etats membres dont le Luxembourg ont fait part, sous forme d'une lettre commune au Commissaire Ciolos, de leur opposition de mettre fin au régime des droits de plantation de vignes prévue pour 2015.

Je me félicite que le Parlement européen soutient cette volonté dans le rapport Dess. Mais attention: Cela ne doit pas aboutir à faire de nos agriculteurs des paysagistes sous-rémunérés, tant en nous rendant dépendants d'importations d'aliments et de matières premières agricoles en provenance de pays tiers, produits sous des conditions beaucoup moins exigeants que celles imposées à nos agriculteurs.

Je soutiens vigoureusement cette position et nous attendons qu'elle se retrouve dans les propositions législatives du Commissaire.

l'objectif de 20% de réduction des émissions de gaz à effet de serre doit être maintenu!

l'objectif de 20% de réduction des émissions de gaz à effet de serre doit être maintenu!

La politique climatique et énergétique ne doit pas aller contre une politique industrielle durable!

En session plénière à Bruxelles, le Parlement européen a voté sur un rapport qui tente d'analyser les options envisageables pour aller au-delà de l'objectif de 20% de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Le rapport controversé intervient à un moment crucial de transition de politiques énergétiques sans en tenir suffisamment compte.

Astrid Lulling; député européenne pour le Luxembourg, a fait la déclaration suivante quant à ce rapport:

"L'Union européenne s'est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 20% par rapport à 1990 et cela jusqu'à 2020. Je me réjouis de cette initiative phare et je reconnais son importance comme base de notre future politique énergétique et climatique commune.

Je redoute par contre les tentatives unilatérales préconisées par ce rapport pour atteindre un objectif au-delà des 20%. Nous avons une responsabilité envers nos entreprises européennes, créatrices d'emplois, qui sont loin d'être à l'abri des troubles engendrés par la crise économique et financière.






Je comprends aussi que certains ne veulent pas ouvrir le débat sensible du nucléaire dans ce contexte. Pourtant, je juge irresponsable qu'on ne mentionne nullement le changement de politique nucléaire de poids-lourds européens, comme l'Allemagne, et leurs répercussions sur la réalisation de nos objectifs de réduction d'émissions de gaz à effet de serre, le prix de l'énergie en Europe et des industries à fort besoin énergétique.

Un des objectifs de ce rapport serait la création de nouveaux emplois verts. Je suis d'accord sur le fond mais je vous mets en garde que dans la balance nous risquons de perdre des emplois si nous ne parvenons pas à soutenir notre politique climatique par une politique industrielle renforcée.

Nous observons déjà aujourd'hui que les opportunités et le marché créés par notre politique climatique sont saisis dans les pays tiers par nos concurrents industriels.

Notre verre pour l'isolation, l'acier pour des voitures plus légères, la composite pour les hélices et les cellules photovoltaïques sont seulement quelques uns des produits industriels destinés à réduire nos émissions et qui proviennent de plus en plus en provenance de pays tiers. La Chine nous a d'ailleurs déjà dépassé dans la production des cellules photovoltaïques en raison de leur flexibilité de production supérieure et d'une politique énergétique moins contraignante qu'en Europe.

Je me réjouis cependant qu'on demande une meilleure utilisation des fonds publics pour le développement des industries qui produisent les outils mentionnés pour accomplir nos objectifs suffisamment ambitieux en matière de réduction d'émissions. Actuellement une grande partie de ces fonds s'écoule malheureusement vers les pays tiers pour importer leurs produits des secteurs mentionnés et de financer leur recherche.

Je pense qu'on devrait préférer le long terme, investir dans la recherche et dans la création d'emplois verts en Europe, aussi afin de préserver nos moyens financiers pour pouvoir se payer une politique climatique ambitieuse. "

Mittwoch, 22. Juni 2011

incapables d'envoyer un message fort, concret et simple, tant aux Grecs, aux gouvernements des Etats membres qu'aux citoyens européens

Bruxelles, le 22 juin 2011

Astrid Lulling au Parlement européen à Bruxelles: " Je regrette beaucoup que nous ayons été incapables d'envoyer un message fort, concret et simple, tant aux Grecs, aux gouvernements des Etats membres qu'aux citoyens européens".

Le paquet sur la gouvernance économique a constitué le sujet phare de la mini-session plénière à Bruxelles ce mercredi 22 juin. Astrid Lulling est intervenue au nom du groupe PPE pour saluer les avancées du paquet tout en mettant l'accent sur l'urgence de la situation qui commande une refondation de l'Union économique et monétaire.

Astrid Lulling, député européenne pour le Luxembourg, a fait la déclaration suivante en plénière:

" Monsieur le Président,
Autant le Parlement européen peut se targuer de quelques belles avancées en matière de gouvernance économique, autant j'invite mes collègues à faire preuve d'humilité, car nous dansons au bord du gouffre.

Soyons bien conscients de deux choses. La première, c'est que le Parlement européen est resté inaudible dans la crise grecque. Alors que d'habitude nous sommes si prompts à réagir à toutes sortes d'événement à coup de résolutions, cette crise existentielle semble nous laisser sans voix. Je regrette beaucoup que nous ayons été incapables d'envoyer un message fort, concret et simple, tant aux Grecs, aux gouvernements des Etats membres qu'aux citoyens européens.
Le deuxième constat tient à la portée de ce paquet économique. En votant, ce que je souhaite, ces six directives ou règlements, nous ferons peut-être accomplir à la zone euro un pas de plus vers une discipline qui nous a tant manquée. Un pas, rien de plus qui montrera son utilité à l'avenir.

Mais il n'est qu'à voir les discussions enflammées autour de la majorité qualifiée renversée pour mesurer le chemin qu'il nous reste à parcourir. Alors que c'est de règles et de sanctions automatiques qu'il devrait s'agir, le mécanisme de la majorité qualifiée renversée continue d'agir sur certains comme un épouvantail. Nous devons pourtant rester fermes sur le principe.

Sur un plan strictement politique, je regrette que les bancs de la gauche continuent de rejeter les principes de bonne gestion budgétaire contre toute évidence. Oui, déficits et croissance durable sont antinomiques. Oui, les Etats se doivent aussi de gérer leur budget en "bon père de famille". Non, la relance par la dépense publique ne peut être une solution durable.

Alors que les prochaines semaines s'annoncent cruciales, il s'agit aujourd'hui de refonder une union économique et monétaire bien malade. Et le paquet sur la gouvernance économique dont nous débattons n'en est qu'un élément important".

Mittwoch, 8. Juni 2011

sur les défis politiques et les ressources budgétaires pour une Union européenne durable après 2013

Déclaration de vote d'Astrid Lulling sur le rapport de la Commission spéciale sur les défis politiques et les ressources budgétaires pour une Union européenne durable après 2013


A l'instar d'une grande majorité de députés, j'ai apporté mon soutien au rapport de M. Garriga Polledo parce que ses orientations principales - notamment une augmentation annuelle de 5% du budget communautaire- m'apparaissent justifiées au regard des enjeux et des défis que doit relever l'Union européenne dans les prochaines années. Il est illusoire de vouloir transférer à l'Europe de nouvelles responsabilités sans accroître les moyens financiers qui sont à sa disposition.

En ces temps de rigueur budgétaire, j'aurais aimé cependant que le Parlement européen dépasse le stade des revendications certes justifiées pour fixer un certain nombre de priorités et pour opérer des choix politiques nécessaires. Le "toujours plus" repris en refrain par nombre de mes collègues est une réponse trop commode et trop générale. Il convient par exemple de mieux convaincre sur l'efficacité d'une dépense européenne par rapport à une dépense nationale. Par ailleurs, l'aspect qualitatif des dépenses est au moins aussi important que l'aspect quantitatif. Enfin, le transfert au budget communautaire plutôt qu'un retour aux Etats membres des sommes non dépensées au niveau de l'Union européenne constitue une source "d'économies" considérables.

En ce qui concerne l'introduction d'un système de ressources propres, je pense effectivement qu'il est temps de dépasser le financement de l'Union européenne très majoritairement par les contributions des Etats membres. Je demeure toutefois des plus réservées quant à l'introduction unilatérale d'une taxe sur les transactions financières sans étude d'impact sérieuse. En soutenant une telle mesure sans connaître ses implications réelles, la majorité du Parlement européen fait fausse route.