Brüssel, den 25. Mai 2011
Die Gemeinsame Agrarpolitik soll grüner werden!"
Abstimmung zur zukünftigen Ausrichtung der GAP im Europaparlament
In der heutigen Sitzung des Agrarausschusses im Europaparlament wurde der kontrovers diskutierte Bericht von Albert Dess (CSU-Bayern) zur Ausrichtung der Gemeinsamen Agrarpolitik bis 2020 abgestimmt. Der Berichterstatter hat es fertig gebracht, die fast 1300 Änderungsanträge in 85 Kompromissen zusammenzufassen, die allesamt eine Mehrheit fanden, so dass nur noch einige wenige Änderungsanträge einzeln abgestimmt werden mussten.
Astrid Lulling, Europaabgeordnete und einziges Mitglied für Luxemburg im Agrarausschuss, gab nach der Abstimmung des Berichtes in Brüssel folgende Stellungnahme ab:
"Die europäische Landwirtschaft ist die am strengsten geregelte in der ganzen Welt. Auch nach 2013 brauchen wir in ganz Europa eine starke und zukunftsorientierte Landwirtschaftspolitik, die nicht nur die Versorgung der europäischen Bevölkerung mit Nahrungsmitteln sicherstellt, sondern außerdem, schon seit vielen Jahren, an strenge Umwelt- und Lebensmittelsicherheit Vorschriften gebunden ist.
Deswegen ist es auch nicht mehr als richtig, dass die Bauern für diesen Mehraufwand entschädigt werden, auch wenn diese sogenannten Direktbeihilfen in vielen Produktionsbereichen nicht ausreichen, um auf dem Weltmarkt mithalten zu können.
Einer der Schwerpunkte des Berichtes ist eine gerechtere Verteilung dieser Beihilfen, da insbesondere die baltischen Staaten deutlich unter dem europäischen Durchschnitt liegen. Diese Umverteilung wird zwar in einigen Ländern zu spüren sein, bei uns in Luxemburg aber fast gar nicht, da wir punkt genau auf dem europäischen Durchschnitt von ungefähr 280€ pro Hektar liegen.
Der zweite kritische Vorschlag des rumänischen Landwirtschafts-Kommissars Ciolos ist das sogenannte zusätzliche "greening" der Gemeinsamen Agrarpolitik. Dies soll bewirken, dass die Bevölkerung sich mehr bewusst wird, welchen wichtigen Beitrag die Landwirtschaft zur Erhaltung unserer natürlichen Ressourcen und der Umwelt leistet, und deshalb die Akzeptanz bezüglich der Ausgaben für die GAP steigert.
Ich persönlich bedauere, dass das vorgeschlagene Modell nicht ausreichend den bisherigen diesbezüglichen Bemühungen verschiedener Mitgliedstaaten, darunter Luxemburg, Rechnung trägt Außerdem würden Landwirte für zusätzliche Anstrengungen nicht angemessen entschädigt. Diese Vorgehensweise erscheint mir äußert fragwürdig, besonders in Zeiten, wo Freihandelsabkommen mit Giganten der Agrarproduktion, wie dem Mercosur, bevorstehen.
Ich kann nicht nachvollziehen, dass man sich über zu wenig Konkurrenzfähigkeit der europäischen Landwirtschaft beklagt, aber gleichzeitig den Landwirten weitere Knüppel zwischen die Beine wirft. Ich erwarte mit Spannung den legislativen Vorschlag der Europäischen Kommission."
Mittwoch, 25. Mai 2011
Samstag, 7. Mai 2011
l'assemblée générale de la Fédération Nationale des Femmes Luxembourgeoises
Fédération Nationale des Femmes Luxembourgeoises
Boîte Postale 172, L-2011 Luxembourg
C.C.P. IBAN LU 51 1111 0339 1360 0000
A la presse écrite, parlée et télévisée
Madame / Monsieur le Rédacteur en chef,
Nous avons l'honneur de vous informer que l'assemblée générale de la Fédération Nationale des Femmes Luxembourgeoises aura lieu:
Vendredi, le 6 mai 2011
au Bâtiment Jean Monnet,
Luxembourg-Kirchberg.
- Début 17.30 heures
Ordre du jour:
1. Exposé introductif de la Présidente.
2. Rapport d'activité du conseil d'administration.
3. Rapport de la trésorière et de la réviseuse de caisse.
4. Discussion et décharge.
5. Composition du conseil d'administration.
6. Divers.
L'assemblée générale sera suivie d'un dîner-débat, sur invitation de Monsieur Ernst Moutschen, représentant de la Commission européenne à Luxembourg, sur le thème:
"Quel rôle pour l'Union européenne dans l'harmonisation du droit de la famille dans les Etats membres?"
Exposé introductif par Madame Christine Doerner, Présidente de la Commission juridique de la Chambre des députés. Modération: Astrid Lulling, députée européenne.
Nous vous prions de bien vouloir déléguer un journaliste et un photographe respectivement cameraman à l'assemblée générale et au dîner-débat et de bien vouloir annoncer cette assemblée en temps utile.
Avec nos remerciements et nos meilleures salutations,
Astrid Lulling
Présidente
Milly Thill Marie-Josée Bivort Kitty Deville
Secrétaire Trésorière Vice-présidente
NB: Prière de bien vouloir indiquer si votre reporter et photographe respectivement cameraman assisteront au dîner-débat.Tél: 00 352 54 82 56 ; Fax: 00 352 54 88 50 ; E-mail: astrid.lulling@europarl.europa.eu
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A la presse écrite, parlée et télévisée
Madame / Monsieur le Rédacteur en chef,
Nous avons l'honneur de vous informer que l'assemblée générale de la Fédération Nationale des Femmes Luxembourgeoises aura lieu:
Vendredi, le 6 mai 2011
au Bâtiment Jean Monnet,
Luxembourg-Kirchberg.
- Début 17.30 heures
Ordre du jour:
1. Exposé introductif de la Présidente.
2. Rapport d'activité du conseil d'administration.
3. Rapport de la trésorière et de la réviseuse de caisse.
4. Discussion et décharge.
5. Composition du conseil d'administration.
6. Divers.
L'assemblée générale sera suivie d'un dîner-débat, sur invitation de Monsieur Ernst Moutschen, représentant de la Commission européenne à Luxembourg, sur le thème:
"Quel rôle pour l'Union européenne dans l'harmonisation du droit de la famille dans les Etats membres?"
Exposé introductif par Madame Christine Doerner, Présidente de la Commission juridique de la Chambre des députés. Modération: Astrid Lulling, députée européenne.
Nous vous prions de bien vouloir déléguer un journaliste et un photographe respectivement cameraman à l'assemblée générale et au dîner-débat et de bien vouloir annoncer cette assemblée en temps utile.
Avec nos remerciements et nos meilleures salutations,
Astrid Lulling
Présidente
Milly Thill Marie-Josée Bivort Kitty Deville
Secrétaire Trésorière Vice-présidente
NB: Prière de bien vouloir indiquer si votre reporter et photographe respectivement cameraman assisteront au dîner-débat.Tél: 00 352 54 82 56 ; Fax: 00 352 54 88 50 ; E-mail: astrid.lulling@europarl.europa.eu
Dienstag, 19. April 2011
"Amitiés françaises du Val de Kayl", "Clubhaus Sauerwisen Rumelange" und "Seniors Schifflingen" zu Besuch bei A. Lulling im Europaparl. in Strassburg
"Amitiés françaises du Val de Kayl", "Clubhaus Sauerwisen Rumelange" und "Seniors Schifflingen" zu Besuch bei Astrid Lulling im Europaparlament in Straβburg
Während der April Plenarsitzung im Europäischen Parlament in Straβburg, empfing Astrid Lulling die "Amitiés françaises du Val de Kayl", "Clubhaus Sauerwisen Rumelange" und "Seniors Schifflingen".
Nach der Begrüßung durch Astrid LULLING fand ein Informationsgespräch statt, in dessen Verlauf die Europaabgeordnete unter anderem die Fragen zur Erweiterung der EU, dem Finanzsstandort Luxemburg sowie Mutterschaftsschutz und Frauen-Quoten in Führungsposten beantwortete.
Danach verfolgten die Besucher einige Abstimmungen im Plenarsaal und konnten sich so ein Bild von der parlamentarischen Arbeit machen. Beim abschlieβenden Mittagessen ergab sich die Gelegenheit, letzte Fragen an Astrid Lulling zu richten.
Unser Bild die Gruppe mit Astrid Lulling in Straβburg.
Während der April Plenarsitzung im Europäischen Parlament in Straβburg, empfing Astrid Lulling die "Amitiés françaises du Val de Kayl", "Clubhaus Sauerwisen Rumelange" und "Seniors Schifflingen".
Nach der Begrüßung durch Astrid LULLING fand ein Informationsgespräch statt, in dessen Verlauf die Europaabgeordnete unter anderem die Fragen zur Erweiterung der EU, dem Finanzsstandort Luxemburg sowie Mutterschaftsschutz und Frauen-Quoten in Führungsposten beantwortete.
Danach verfolgten die Besucher einige Abstimmungen im Plenarsaal und konnten sich so ein Bild von der parlamentarischen Arbeit machen. Beim abschlieβenden Mittagessen ergab sich die Gelegenheit, letzte Fragen an Astrid Lulling zu richten.
Unser Bild die Gruppe mit Astrid Lulling in Straβburg.
Donnerstag, 7. April 2011
Le Parlement européen a besoin de Strasbourg
Le Parlement européen a besoin de Strasbourg
L'adoption du calendrier des sessions 2012-2013 par le Parlement européen a suscité de nombreuses réactions tant des autorités municipales et régionales alsaciennes que du gouvernement français et des parlementaires européennes, parmi lesquelles celle exprimée par ma collègue Sylvie Goulard dans les pages du Monde. Sensible à ses arguments, j'ai tenu à apporter quelques précisions tirées de ma longue expérience de la vie parlementaire européenne.
Une fois n'est pas coutume, la démonstration établie dans ces pages par Mme Goulard à propos de la défense du siège du Parlement européen ne m'a convaincue que partiellement. A en croire mon estimée collègue, que j'ai d'ailleurs beaucoup de plaisir à côtoyer, les maladresses répétées de gouvernement français actuel vis-à-vis de l'institution européenne élue au suffrage universel sont de nature à saper la légitimité de son combat pour le maintien de son siège à Strasbourg.
Mes décennies de présence dans la capitale alsacienne lors des sessions parlementaires me portent cependant à croire que là n'est pas l'essentiel et qu'une conduite "irréprochable" des autorités pèse de peu de poids face à une réalité toute prosaïque: la défense du siège de Strasbourg n'a jamais été une priorité stratégique de la politique française, tous gouvernements confondus. Malgré les beaux et généreux discours, les actes n'ont suivi que rarement. Ces décennies et années écoulées ont été rythmées pas trop de déceptions, de velléités et d'atermoiements face à la montée en puissance de Bruxelles, au point que pour beaucoup cette dernière est aujourd'hui la règle.
L'idée qu'une ville de province française, aussi symbolique soit-elle, puisse devenir une capitale européenne n'a pas conquis les esprits parisiens. Et s'il n'y avait eu l'engagement décisif de quelques personnalités comme d'un Valéry Giscard d'Estaing et d'une Catherine Trautmann pour enfin doter cette institution de locaux qui lui soient propres, parions que le siège de Strasbourg aurait été délaissé depuis longtemps.
Alors que le Parlement européen vient d'outrepasser ses droits en votant un calendrier pour 2012 et 2013 contraire aux dispositions du traité, le gouvernement français semble enfin sortir de sa torpeur en attaquant cette décision devant la Cour de justice européenne. Le gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg, mon pays, hôte du secrétariat général du Parlement européen, soutiendra la démarche, qui, il y a quinze ans déjà, en des circonstances similaires, avait abouti à un jugement sans appel, obligeant le Parlement à faire marche arrière. Le traité n'ayant pas été modifié sur ce point, il serait surprenant que les juges de Luxembourg opèrent un revirement sur la question. Quoiqu'il en soit, le verdict sera très attendu.
L'invocation du droit face à une décision prise par la majorité des députés, qui traînent de plus en plus ouvertement les pieds pour se rendre à Strasbourg est-elle légitime sur le plan politique? Est-il défendable par ailleurs que le lieu de Strasbourg leur soit imposé pour leurs réunions plénières mensuelles?
Je crois bien que oui pour deux raisons. La première tient au fait que l'Union européenne est encore et d'abord une union des Etats avant d'être une union des peuples. Dans ces conditions, il me paraît naturel que des domaines de décisions restreints mais essentiels restent du seul ressort des Etats qui composent l'Union. Si celle-ci adoptait à terme - perspective qui s'éloigne il est vrai - une structure fédérale achevée, les règles du jeu seraient naturellement modifiées en conséquence.
La seconde tient au constat que la question du siège du Parlement européen ne peut être considérée que comme l'élément d'un tout, à savoir l'ensemble de sièges des institutions européennes. Que l'équilibre existant soit le fruit des circonstances historiques et même des hasards- Strasbourg fut choisi au début des années 50 parce que la capitale alsacienne disposait de l'infrastructure du Conseil de l'Europe permettant aussi d'accueillir les parlementaires de la Communauté européenne contrairement à Luxembourg- ne permet pas à mes yeux d'en isoler un élément pour polémiquer sans fin. D'ailleurs je ne suis pas sûre que la capitale de Bruxelles occupe encore une position si enviable, car le délabrement institutionnel de la Belgique porte en germes de nombreuses déconvenues qui pourraient rebattre les cartes.
La légitimité historique, le droit ou la politique ne peuvent toutefois faire fi des contingences matérielles. Sur ce plan, l'absence de progrès significatifs depuis un demi-siècle a quelque chose de profondément décevant. L'accessibilité de Strasbourg reste un problème non résolu. Les quelques améliorations ponctuelles n'ont modifié la donne qu'à la marge. Comment empêcher un député européen qui consacre plus d'une demi-journée à venir en Alsace de se plaindre à bon droit? J'ose espérer que l'heure du réveil a enfin sonné pour les autorités françaises.
Aussi difficile soit-il, le combat pour Strasbourg reste un combat légitime, non pas parce qu'il flatte l'ego français mais bien parce qu'il est bien porteur d'une vision de l'Europe, fière de ses racines et de son histoire, et éloignée de l'anonymat bureaucratique.
Astrid Lulling
questeur,
députée européenne
L'adoption du calendrier des sessions 2012-2013 par le Parlement européen a suscité de nombreuses réactions tant des autorités municipales et régionales alsaciennes que du gouvernement français et des parlementaires européennes, parmi lesquelles celle exprimée par ma collègue Sylvie Goulard dans les pages du Monde. Sensible à ses arguments, j'ai tenu à apporter quelques précisions tirées de ma longue expérience de la vie parlementaire européenne.
Une fois n'est pas coutume, la démonstration établie dans ces pages par Mme Goulard à propos de la défense du siège du Parlement européen ne m'a convaincue que partiellement. A en croire mon estimée collègue, que j'ai d'ailleurs beaucoup de plaisir à côtoyer, les maladresses répétées de gouvernement français actuel vis-à-vis de l'institution européenne élue au suffrage universel sont de nature à saper la légitimité de son combat pour le maintien de son siège à Strasbourg.
Mes décennies de présence dans la capitale alsacienne lors des sessions parlementaires me portent cependant à croire que là n'est pas l'essentiel et qu'une conduite "irréprochable" des autorités pèse de peu de poids face à une réalité toute prosaïque: la défense du siège de Strasbourg n'a jamais été une priorité stratégique de la politique française, tous gouvernements confondus. Malgré les beaux et généreux discours, les actes n'ont suivi que rarement. Ces décennies et années écoulées ont été rythmées pas trop de déceptions, de velléités et d'atermoiements face à la montée en puissance de Bruxelles, au point que pour beaucoup cette dernière est aujourd'hui la règle.
L'idée qu'une ville de province française, aussi symbolique soit-elle, puisse devenir une capitale européenne n'a pas conquis les esprits parisiens. Et s'il n'y avait eu l'engagement décisif de quelques personnalités comme d'un Valéry Giscard d'Estaing et d'une Catherine Trautmann pour enfin doter cette institution de locaux qui lui soient propres, parions que le siège de Strasbourg aurait été délaissé depuis longtemps.
Alors que le Parlement européen vient d'outrepasser ses droits en votant un calendrier pour 2012 et 2013 contraire aux dispositions du traité, le gouvernement français semble enfin sortir de sa torpeur en attaquant cette décision devant la Cour de justice européenne. Le gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg, mon pays, hôte du secrétariat général du Parlement européen, soutiendra la démarche, qui, il y a quinze ans déjà, en des circonstances similaires, avait abouti à un jugement sans appel, obligeant le Parlement à faire marche arrière. Le traité n'ayant pas été modifié sur ce point, il serait surprenant que les juges de Luxembourg opèrent un revirement sur la question. Quoiqu'il en soit, le verdict sera très attendu.
L'invocation du droit face à une décision prise par la majorité des députés, qui traînent de plus en plus ouvertement les pieds pour se rendre à Strasbourg est-elle légitime sur le plan politique? Est-il défendable par ailleurs que le lieu de Strasbourg leur soit imposé pour leurs réunions plénières mensuelles?
Je crois bien que oui pour deux raisons. La première tient au fait que l'Union européenne est encore et d'abord une union des Etats avant d'être une union des peuples. Dans ces conditions, il me paraît naturel que des domaines de décisions restreints mais essentiels restent du seul ressort des Etats qui composent l'Union. Si celle-ci adoptait à terme - perspective qui s'éloigne il est vrai - une structure fédérale achevée, les règles du jeu seraient naturellement modifiées en conséquence.
La seconde tient au constat que la question du siège du Parlement européen ne peut être considérée que comme l'élément d'un tout, à savoir l'ensemble de sièges des institutions européennes. Que l'équilibre existant soit le fruit des circonstances historiques et même des hasards- Strasbourg fut choisi au début des années 50 parce que la capitale alsacienne disposait de l'infrastructure du Conseil de l'Europe permettant aussi d'accueillir les parlementaires de la Communauté européenne contrairement à Luxembourg- ne permet pas à mes yeux d'en isoler un élément pour polémiquer sans fin. D'ailleurs je ne suis pas sûre que la capitale de Bruxelles occupe encore une position si enviable, car le délabrement institutionnel de la Belgique porte en germes de nombreuses déconvenues qui pourraient rebattre les cartes.
La légitimité historique, le droit ou la politique ne peuvent toutefois faire fi des contingences matérielles. Sur ce plan, l'absence de progrès significatifs depuis un demi-siècle a quelque chose de profondément décevant. L'accessibilité de Strasbourg reste un problème non résolu. Les quelques améliorations ponctuelles n'ont modifié la donne qu'à la marge. Comment empêcher un député européen qui consacre plus d'une demi-journée à venir en Alsace de se plaindre à bon droit? J'ose espérer que l'heure du réveil a enfin sonné pour les autorités françaises.
Aussi difficile soit-il, le combat pour Strasbourg reste un combat légitime, non pas parce qu'il flatte l'ego français mais bien parce qu'il est bien porteur d'une vision de l'Europe, fière de ses racines et de son histoire, et éloignée de l'anonymat bureaucratique.
Astrid Lulling
questeur,
députée européenne
Mittwoch, 9. März 2011
Le calendrier des sessions pour 2012 et 2013 voté ce jour par le Parlement européen contrevient tant à l'esprit et qu'à la lettre du traité
Ce mercredi 9 mars, le Parlement européen a procédé à l'adoption de son calendrier des sessions plénières pour les années 2012 et 2013. L'amendement du conservateur anglais Fox consistant à supprimer une des deux sessions devant se dérouler au mois d'octobre pour organiser deux sessions la même semaine a trouvé l'accord d'une majorité des députés s'exprimant au vote secret.
Au-delà de l'incongruité que constitue le recours au vote secret pour une question de cet ordre, Astrid Lulling regrette profondément que le Parlement européen se soit laissé entraîner par le lobby pro-bruxellois à adopter un calendrier qui est en désaccord avec l'esprit et la lettre du traité. Celui-ci prévoit en effet un minimum de douze périodes de sessions mensuelles. L'arrêt du 1er octobre 1997 de la Cour de justice de la Communauté européenne consacre déjà le principe que le Parlement européen doit se réunir chaque mois à Strasbourg.
Il est clair qu'organiser deux sessions plénières la même semaine contrevient à cette règle et il n'est qu'à voir le bonheur rayonnant des plus farouches opposants à Strasbourg lors de ce vote pour comprendre que le but affirmé est en fait d'empêcher la tenue normale des sessions plénières.
Astrid Lulling trouve très regrettable qu'une majorité des députés aient pris une décision qui est en contradiction avec le pacte fondateur de l'Union européen. Le droit européen s'applique à tous, au Parlement européen en premier.
Il serait des plus logiques que la République française saisisse la Cour de justice siégeant à Luxembourg à propos de cette décision, comme elle l'avait fait avec succès en 1995 suite à une décision comparable du Parlement européen. Le gouvernement luxembourgeois serait d'ailleurs bien avisé de soutenir son homologue, à l'instar de ce qui s'était passé alors. Le verdict des juges européens avait été clair et net à l'époque.
Au-delà de l'incongruité que constitue le recours au vote secret pour une question de cet ordre, Astrid Lulling regrette profondément que le Parlement européen se soit laissé entraîner par le lobby pro-bruxellois à adopter un calendrier qui est en désaccord avec l'esprit et la lettre du traité. Celui-ci prévoit en effet un minimum de douze périodes de sessions mensuelles. L'arrêt du 1er octobre 1997 de la Cour de justice de la Communauté européenne consacre déjà le principe que le Parlement européen doit se réunir chaque mois à Strasbourg.
Il est clair qu'organiser deux sessions plénières la même semaine contrevient à cette règle et il n'est qu'à voir le bonheur rayonnant des plus farouches opposants à Strasbourg lors de ce vote pour comprendre que le but affirmé est en fait d'empêcher la tenue normale des sessions plénières.
Astrid Lulling trouve très regrettable qu'une majorité des députés aient pris une décision qui est en contradiction avec le pacte fondateur de l'Union européen. Le droit européen s'applique à tous, au Parlement européen en premier.
Il serait des plus logiques que la République française saisisse la Cour de justice siégeant à Luxembourg à propos de cette décision, comme elle l'avait fait avec succès en 1995 suite à une décision comparable du Parlement européen. Le gouvernement luxembourgeois serait d'ailleurs bien avisé de soutenir son homologue, à l'instar de ce qui s'était passé alors. Le verdict des juges européens avait été clair et net à l'époque.
Dienstag, 8. März 2011
Astrid Lulling im Europäischen Parlament in Strassburg: "Norwegen ist kein Musterbeispiel für Frauenquoten."
Astrid Lulling im Europäischen Parlament in Strassburg: "Norwegen ist kein Musterbeispiel für Frauenquoten."
Am 8. März, Internationaler Frauentag, wurde u.a ein Bericht des Ausschusses für Frauenrechte und Gleichstellung der Geschlechter im Plenum des Europäischen Parlaments in Strassburg diskutiert. Darin wird die Verordnung der Frauenquote in börsennotierten Unternehmen verlangt und Norwegen als Bespiel angeführt. Die Europaabgeordnete Astrid Lulling, hat dazu in Strassburg folgende Rede gehalten:
"Ich bin selbstverständlich für die Gleichbehandlung und die Chancengleichheit von Frauen und Männern. Dafür setze ich mich auf nationaler und europäischer Ebene seit über 50 Jahren ein, sogar mit Erfolg.
Leider enthält der Bericht über die Gleichstellung von Frauen und Männern in der EU 2010 wieder übertriebene, für die Frauen schließlich kontraproduktive Forderungen. Ich kann sie hier aus zeitlichen Gründen nicht alle erläutern.
Im Zusammenhang mit der umstrittenen Frage, ob die EU eine Frauenquote in börsennotierten Unternehmen verordnen soll, muss ich davor warnen, Norwegen als Musterbeispiel zu loben.
Weshalb? Seit der Einführung der Frauenquote 2003 bis 2009 hat sich dort die Zahl der an der Börse notierten Unternehmen von 554 auf 362 verringert. Jedes dritte Unternehmen hat die Frauenquote als Grund für den Rücktritt von der Börse genannt. In Norwegen besetzen inzwischen 70 Frauen etwa 300 Plätze in den Verwaltungsräten. Man nennt sie "Goldröcke". Das ist pervers aber interessant.
Persönlich könnte ich über eine solche Karriere als "Goldrock" nachdenken, denn ich habe bisher keinem Verwaltungsrat angehört. Die Kommission sollte gut überlegen und abwägen, eher sie Schnellschüsse in dieser Problematik abgibt.
Ich bedauere auch, dass in diesem Bericht, im gleichen Atemzug, für Frauen ein leichter Zugang zu Empfängnisverhütung und Abtreibung erlaubt wird. Abtreibung wird also als leichtes Mittel zur Geburtenkontrolle mit Empfängnisverhütung gleichgestellt, eine Zumutung an die Frauen. Damit kann ich nicht einverstanden sein, abgesehen davon, dass die EU hier keine Kompetenz hat, subsidarité oblige.
Übrigens steht im Bericht über den Abbau gesundheitlicher Ungleichheit in der EU, den wir heute auch abstimmen, eine ähnliche Forderung. Die Frauen sollen sich problemlos Empfängnisverhütung besorgen können - dem kann ich zustimmen - und sie sollen Recht auf sicheren Schwangerschaftsabbruch haben. Ich bin für ein Recht auf sicheren Schwangerschaftsabbruch in bestimmten Situationen, unter bestimmten Bedingungen, wie es in Gesetzen vieler Mitgliedsstaaten geregelt ist, aber nicht für sicheren Schwangerschaftsabbruch als Mittel der Geburtenregelung.
Ich bedauere, dass etliche Kolleginnen uns hier immer wieder dieses Amalgam zumuten."
Am 8. März, Internationaler Frauentag, wurde u.a ein Bericht des Ausschusses für Frauenrechte und Gleichstellung der Geschlechter im Plenum des Europäischen Parlaments in Strassburg diskutiert. Darin wird die Verordnung der Frauenquote in börsennotierten Unternehmen verlangt und Norwegen als Bespiel angeführt. Die Europaabgeordnete Astrid Lulling, hat dazu in Strassburg folgende Rede gehalten:
"Ich bin selbstverständlich für die Gleichbehandlung und die Chancengleichheit von Frauen und Männern. Dafür setze ich mich auf nationaler und europäischer Ebene seit über 50 Jahren ein, sogar mit Erfolg.
Leider enthält der Bericht über die Gleichstellung von Frauen und Männern in der EU 2010 wieder übertriebene, für die Frauen schließlich kontraproduktive Forderungen. Ich kann sie hier aus zeitlichen Gründen nicht alle erläutern.
Im Zusammenhang mit der umstrittenen Frage, ob die EU eine Frauenquote in börsennotierten Unternehmen verordnen soll, muss ich davor warnen, Norwegen als Musterbeispiel zu loben.
Weshalb? Seit der Einführung der Frauenquote 2003 bis 2009 hat sich dort die Zahl der an der Börse notierten Unternehmen von 554 auf 362 verringert. Jedes dritte Unternehmen hat die Frauenquote als Grund für den Rücktritt von der Börse genannt. In Norwegen besetzen inzwischen 70 Frauen etwa 300 Plätze in den Verwaltungsräten. Man nennt sie "Goldröcke". Das ist pervers aber interessant.
Persönlich könnte ich über eine solche Karriere als "Goldrock" nachdenken, denn ich habe bisher keinem Verwaltungsrat angehört. Die Kommission sollte gut überlegen und abwägen, eher sie Schnellschüsse in dieser Problematik abgibt.
Ich bedauere auch, dass in diesem Bericht, im gleichen Atemzug, für Frauen ein leichter Zugang zu Empfängnisverhütung und Abtreibung erlaubt wird. Abtreibung wird also als leichtes Mittel zur Geburtenkontrolle mit Empfängnisverhütung gleichgestellt, eine Zumutung an die Frauen. Damit kann ich nicht einverstanden sein, abgesehen davon, dass die EU hier keine Kompetenz hat, subsidarité oblige.
Übrigens steht im Bericht über den Abbau gesundheitlicher Ungleichheit in der EU, den wir heute auch abstimmen, eine ähnliche Forderung. Die Frauen sollen sich problemlos Empfängnisverhütung besorgen können - dem kann ich zustimmen - und sie sollen Recht auf sicheren Schwangerschaftsabbruch haben. Ich bin für ein Recht auf sicheren Schwangerschaftsabbruch in bestimmten Situationen, unter bestimmten Bedingungen, wie es in Gesetzen vieler Mitgliedsstaaten geregelt ist, aber nicht für sicheren Schwangerschaftsabbruch als Mittel der Geburtenregelung.
Ich bedauere, dass etliche Kolleginnen uns hier immer wieder dieses Amalgam zumuten."
Montag, 7. März 2011
Intervention d'Astrid Lulling au Parlement Européen lors du débat sur le financement innovant à l'échelon européen et mondial (rapport Podimata)
Astrid Lulling lie l'introduction d'une taxe sur les transactions financières à une étude d'impact préalable
Astrid Lulling (PPE) est intervenue comme un des porte-parole du groupe lors du débat sur le financement innovant sur base du rapport Podimata lors de la séance plénière lundi 7 mars.
En ce qui concerne les euro-obligations, la députée européenne est d'avis qu'il peut s'agir d'un instrument financier prometteur pour l'avenir à la condition expresse que les pays de la zone euro parviennent à un saut qualitatif conséquent en matière de gouvernance économique. Or celui-ci ne paraît pas assuré pour l'instant.
En ce qui concerne la taxe sur les transactions financières, une introduction unilatérale à l'échelon européen pourrait être très néfaste pour le secteur financier européen. Dans tous les cas, une étude d'impact préalable s'impose avant une décision de principe.
Voici les termes de sa déclaration:
"Monsieur le Président,
A l’heure où nous commençons à peine à digérer les effets de la crise financière, il n’est certainement pas interdit de réfléchir à des problèmes de fond comme la fiscalité et de proposer de nouvelles pistes comme les euro-obligations. Mais pour que l’exercice soit pleinement valide, le réalisme ne doit jamais laisser la place à l’idéalisme.
Les euro-obligations pourraient être un instrument d'avenir si l'Union européenne effectue un réel saut qualitatif en matière de gouvernance économique. Ceci un préalable indispensable et ne méconnaissons pas les problèmes.
A entendre la rapporteure Mme Podimata, les choses sont finalement assez simples : prenons l’argent là où il est, et le tour sera joué. Les « banques » sont aujourd’hui un bouc émissaire facile. Elles ont péché, elles peuvent payer. C’est ce que les Français disaient de l’Allemagne après le Traité de Versailles dans les années 20.
Un observateur aussi avisé que le Président de la BCE, M.Trichet, nous a avertit très clairement des dangers qu’impliquerait la mise en place unilatérale d’une taxe sur les transactions financières en Europe. J’entends même que l’on songe à la zone euro strictement dite. C’est une pente dangereuse.
Il faut être des plus précautionneux, contrairement à nombre des collègues, qui ne voient jamais difficulté à introduire de nouvelles taxes, sans se poser la question de leurs effets à moyen terme.
Voilà pourquoi l'amendement proposé par les députés de mon groupe trouve tout mon assentiment. Il ne ferme aucune porte, mais demande une étude sérieuse des conséquences des choix que nous pourrions faire.
Faire dès maintenant le choix de l'idéologie, c'est commettre une faute grave. Pour ma part, je n’associerai pas à une mesure qui aurait uniquement pour conséquence de pénaliser le secteur financier européen par rapport aux concurrents des autres parties du monde."
Astrid Lulling (PPE) est intervenue comme un des porte-parole du groupe lors du débat sur le financement innovant sur base du rapport Podimata lors de la séance plénière lundi 7 mars.
En ce qui concerne les euro-obligations, la députée européenne est d'avis qu'il peut s'agir d'un instrument financier prometteur pour l'avenir à la condition expresse que les pays de la zone euro parviennent à un saut qualitatif conséquent en matière de gouvernance économique. Or celui-ci ne paraît pas assuré pour l'instant.
En ce qui concerne la taxe sur les transactions financières, une introduction unilatérale à l'échelon européen pourrait être très néfaste pour le secteur financier européen. Dans tous les cas, une étude d'impact préalable s'impose avant une décision de principe.
Voici les termes de sa déclaration:
"Monsieur le Président,
A l’heure où nous commençons à peine à digérer les effets de la crise financière, il n’est certainement pas interdit de réfléchir à des problèmes de fond comme la fiscalité et de proposer de nouvelles pistes comme les euro-obligations. Mais pour que l’exercice soit pleinement valide, le réalisme ne doit jamais laisser la place à l’idéalisme.
Les euro-obligations pourraient être un instrument d'avenir si l'Union européenne effectue un réel saut qualitatif en matière de gouvernance économique. Ceci un préalable indispensable et ne méconnaissons pas les problèmes.
A entendre la rapporteure Mme Podimata, les choses sont finalement assez simples : prenons l’argent là où il est, et le tour sera joué. Les « banques » sont aujourd’hui un bouc émissaire facile. Elles ont péché, elles peuvent payer. C’est ce que les Français disaient de l’Allemagne après le Traité de Versailles dans les années 20.
Un observateur aussi avisé que le Président de la BCE, M.Trichet, nous a avertit très clairement des dangers qu’impliquerait la mise en place unilatérale d’une taxe sur les transactions financières en Europe. J’entends même que l’on songe à la zone euro strictement dite. C’est une pente dangereuse.
Il faut être des plus précautionneux, contrairement à nombre des collègues, qui ne voient jamais difficulté à introduire de nouvelles taxes, sans se poser la question de leurs effets à moyen terme.
Voilà pourquoi l'amendement proposé par les députés de mon groupe trouve tout mon assentiment. Il ne ferme aucune porte, mais demande une étude sérieuse des conséquences des choix que nous pourrions faire.
Faire dès maintenant le choix de l'idéologie, c'est commettre une faute grave. Pour ma part, je n’associerai pas à une mesure qui aurait uniquement pour conséquence de pénaliser le secteur financier européen par rapport aux concurrents des autres parties du monde."
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