Mittwoch, 14. September 2011

la zone euro Débat sur l’euro avec le président Barroso

SERVICE DE PRESSE - PRESSEDIENST
de la députée européenne
der Europaabgeordneten
 
Astrid LULLING
 
Bureau à Luxembourg:​Bureau à Bruxelles: Bâtiment Paul-Henri Spaak
L-3878 Schifflange; 28 chemin vert​rue Wiertz; B-1047 Bruxelles; Bureau 08B20
Tél.: +352 - 54 82 56  /  Fax: +352 - 54 88 50​Tél.: +32-2-28 45 386  /  Fax: +32-2-28 49 386
 
GSM: +352 – 691 - 54 82 56​Bureau à Strasbourg: Bâtiment Louise Weiss
E-mail: astridlulling@europarl.europa.eu​Tour Bureau  12015
Homepage: http://www.astridlulling.lu​Tél.: +33-3881-75 386  /  Fax: +33-3881- 79 386
 
_________________________________________________________________
Strasbourg le 14 septembre 2011
 
 
Prise de position d'Astrid Lulling dans le cadre de la crise la zone euro
Débat sur l’euro avec le président Barroso: quand la Commission se réveillera-t-elle?
 
Alors que je me suis déjà émue hier en réunion de groupe face au président de la Commission européenne Barroso de son inaction dans une crise systémique, le débat de ce matin ne m’a pas rassérénée.
Comme mes concitoyens, j’attends maintenant des actes forts de la part de la Commission européenne, qui dispose rappelons-le du monopole de proposition législative. Mais l’ex-Premier ministre portugais ne semble toujours pas avoir pris la mesure de la crise. Ou bien la répétition de ses discours verbeux cache-t-elle son impuissance?  
Je regrette bien des initiatives récentes ou des dérives vers le fonctionnement intergouvernemental, sous le leadership du tandem Merkel-Sarkozy.  Mais je dois en même temps considérer que la nature a horreur du vide. Comment reprocher au président de la République française ou à la chancelière allemande de tirer un peu trop la couverture à soi, lorsque les institutions communautaires, la Commission européenne en tête, n’existent pas ou si peu?
Le discours sur l’Etat de l’Union européenne du Président Barroso est censé fournir des réponses fortes dans 15 jours. Son bilan plus que terne à la tête de la Commission n’augure pourtant rien de bon.
Dans les circonstances actuelles, je crois qu’il convient à nous politiques d’éviter deux écueils, le premier c’est de faire le gros dos en attendant que les choses se calment, le second c’est de proposer des grandes théories ou des propositions qui ne nous font guère avancer.
La crise de l’euro, ou celle de la dette de la zone euro, est telle que plus rien ne sera plus comme en avant. Et chacun se rend compte qu’il convient de dessiner une nouvelle architecture pour l’union monétaire. Ses défauts sont patents: comment sinon expliquer qu’un pays qui représente 3% de la zone euro soit à l’origine de qu’il faut bien appeler une crise systémique ?
D’un autre côté, je pense qu’il est tout aussi vain d’avancer des solutions toutes faites, comme par exemple les eurobonds, et de les présenter comme une panacée réglant tous les problèmes. Oui, l’idée de mutualiser les dettes devrait trouver sa concrétisation à moyen terme. Mais il faut bien se rendre compte de leur implication, à savoir une mise sous tutelle budgétaire plus ou moins rigoureuse des Etats membres. Nous en sommes encore loin, même si nous devons aller dans cette direction.
Il faut partir de ce qui existe à l’heure actuelle et des instruments dont nous disposons. En premier lieu, le fonds européen de stabilité qui deviendra demain le mécanisme européen de stabilité.
Alors que le fonds est actuellement une société de droit privé, le mécanisme européen de stabilité deviendra une structure permanente à partir de 2013. Mais il obéira à un fonctionnement strictement intergouvernemental. Ce n’est pas son objet. La politique monétaire est complètement intégrée, le fonds de défense de l’euro est intergouvernemental. Cela ne peut marcher à terme.
Nous avons besoin au contraire de ce qui deviendrait un véritable fonds monétaire européen, avec une garantie commune des prêts aux Etats en difficulté au lieu de garanties individuelles. Il faut que cet instrument devienne pleinement communautaire. Un fonds européen doté des moyens nécessaires, des prêts garantis par l’ensemble des 27, c’est un des moyens d’avancer dans le bon sens afin de rassurer les marchés mais en premier lieu nos concitoyens.
 

Keine Kommentare: